Aujourd’hui pile poil je célèbre mes 7 ans en tant que freelance. Si vous me suivez depuis un moment vous savez probablement que je suis Social Media Manager, mais également traductrice (EN > FR), rédactrice, correctrice, etc. Cela dépend des besoins de mes clients. Je travaille également avec d’autres freelances, ayant des compétences complémentaires aux miennes et avec qui je travaille régulièrement sur des projets comme des graphistes, des web designer, des traducteurs (FR > EN par exemple), etc.

A l’occasion de ce nouvel anniversaire, j’avais envie de parler d’un sujet qui me tient beaucoup à cœur : l’éthique professionnelle. On a tous des projets qui nous font vibrer parce qu’on aime leur univers, qu’on est fan des produits et qu’on les utilise au quotidien par exemple. Ces marques et sociétés sont des clients de rêve, car on est fiers et heureux de travailler avec et pour eux. Ce qu’on dit moins, c’est qu’il arrive parfois qu’on ait la possibilité de travailler avec des sociétés qu’on déteste, ou dont on n’aime ni les produits, ni la comm’, ni rien.

J’ai souvent posé cette question à des freelances (et employés également) :

Est-ce que vous pourriez travailler pour une société en laquelle vous ne croyez pas, ou dont les produits sont douteux ou clairement bullshit ?

Beaucoup m’ont répondu que non, qu’ils avaient une éthique de travail, mais en réalité cela peut être délicat. Typiquement si l’on travaille en agence (employé) et qu’il y a un nouveau contrat on ne peut pas dire « heu non j’bosse pas pour ce client il vend du vent« , au risque de se faire virer. En freelance, on m’a déjà répondu qu’en théorie ils évitent mais qu’il y a les factures à payer… Ce que je comprends tout à fait, c’est un sujet plutôt compliqué. Certains m’ont également dit « Bah c’est du marketing », « Si je ne le fais pas d’autres le feront et facturerons, pourquoi pas moi ? » ou encore « Roh si les gens sont assez c*ns pour acheter ces produits ce n’est pas de ma faute, à eux de faire leur choix, on ne les oblige pas à acheter ».

Ok, ok, ce sont des arguments (questionnables, mais des arguments, je peux tout de même les entendre). Mais si tout le monde dit ça, on finit par avoir des produits bullshit mis en avant sur tous les supports, et risquer d’inonder les populations de croyances ridicules. Au final, est-ce que le marketing veut dire « vendre du vent » ?

Revenons sur les définitions de l’éthique et du marketing justement.

Définition de l’éthique

Beaucoup parlent d’éthique en se méprenant sur son sens, selon le Larousse, l’éthique se définit comme étant un :

« Ensemble des principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu’un. »

Dictionnaire Larousse

Définition du marketing

Le marketing a une image de plus en plus négative, due à ces abus et à son pouvoir persuasif parfois mal employé. Encore une fois selon le Larousse, la définition du marketing est l’ :

« Ensemble des actions qui ont pour objet de connaître, de prévoir et, éventuellement, de stimuler les besoins des consommateurs à l’égard des biens et des services et d’adapter la production et la commercialisation aux besoins ainsi précisés. »

Dictionnaire Larousse

Mon éthique professionnelle

Je suis très tatillonne sur les marques avec lesquelles je collabore et ce depuis le début. Cela a parfois été très compliqué car j’ai également des factures à payer… J’ai également fait des erreurs sur le choix des clients, certains que je pensais honnêtes se sont révélés malhonnêtes (mauvais payeurs par exemple), mais j’ai tenu bon.

Rien que sur les trois derniers mois, j’ai eu plusieurs exemples dont je ne peux malheureusement pas parler ici. Ce que je veux dire, c’est qu’il y a des cas où il est difficile pour moi de garder mon calme lorsqu’on me demande de gérer la communication de produits dont l’efficacité est douteuse, basée sur des tests « in-house » non reproductibles, fortement critiqués ou alors carrément blâmés dans les enquêtes de la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes).

Je ne veux pas travailler pour des sociétés qui vendent pour vendre, qui mettent en avant un produit en se basant sur (ou en jouant avec) la crédulité des gens. C’est grave et immoral, et je continuerai de dire non.

J’aime le domaine de la communication et du marketing, j’aime aider ces sociétés qui ont un produit génial et qui méritent d’être connues. C’est pour cela que j’ai fait des études en ce sens, pour devenir une sorte de super-héroïne du haut-parleur et de la prise de parole sur le web.

Et si vous êtes freelance, (depuis un jour ou depuis longtemps) et que vous acceptez ces missions, rappelez-vous qu’à chaque mission vous construisez votre réputation et votre image. Faites attention à vos choix, réfléchissez deux fois avant de dire oui, n’acceptez pas n’importe quoi pour de mauvaises raisons.

Et vous, quelle est votre éthique professionnelle ?

Que faites ou feriez-vous dans le cas d’un produit douteux à mettre en avant ?

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Un commentaire

  1. Elia

    Article très intéressant Je n’ai jamais travaillé en freelance mais c’est une interrogation que j’ai toujours eu en tête dans ma recherche d’emploi. Je me suis toujours dit que les missions que j’aurais à effectuer m’importaient plus que type d’entreprise pour lequel je pourrais travailler. Mais de là à travailler pour une boîte contraire à mes principes… Ça me parait difficilement faisable.

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