Nous y revoilà, le 15 du mois. Pour la nouvelle édition d’#HistoiresExpatriées organisé par Lucie du blog L’occhio di Lucie. Il s’agit d’un rendez-vous mensuel, où les expat’blogueurs peuvent raconter une facette de leur vie d’expat’, sur un thème donné.

Pour cette nouvelle édition, le thème est « Ce que j’aurais voulu savoir avant de partir » et il nous vient d’Ophélie d’Evilfromparadize, expatriée à York en Angleterre.

C’est assez amusant parce que la première fois que j’ai déménagé en Angleterre, tout était nouveau, impressionnant, et assez « galère ». J’ai eu toutes ces premières fois : l’ouverture d’un compte bancaire, la découverte des prix et du train de vie ici, l’apprentissage de la langue, les difficultés à m’intégrer (je parle d’avoir une vie sociale, de réellement se faire des amis), les complications que peuvent générer l’expatriation sur le couple, mais aussi les habitudes et coutumes locales, la découverte des jours fériés, la conduite à gauche, les expressions typiques d’Angleterre, les blagues qu’il ne faut pas faire, …
J’ai eu tout cela lors de mon arrivée à Guildford en 2015. Je n’étais pas vraiment préparée à ce que j’allais vivre, je ne savais d’ailleurs pas du tout à quoi m’attendre. Et chaque mouvement à réaliser pour s’installer était une découverte : le prix de l’Eurotunnel, la conduite à gauche, la signalisation, la langue, les magasins, la cuisine, la recherche d’appartement, leur manière de procéder aux vérifications, la monnaie (bien sûr je connaissais les pounds, mais je découvrais les pièces, les billets), … tout était une découverte. Et c’était fabuleux. Fabuleux mais fatiguant tout de même.

Ainsi, lorsqu’en novembre dernier mon mari et moi avons décidé de venir en Angleterre, notre arrivée a été plus douce. Disons que je n’ai pas eu de grosses surprises en arrivant ici, puisque je connaissais déjà. C’était moins stressant, je savais sur quels points il fallait qu’on soit vigilants ou attentifs. C’était la première expatriation de mon mari en Angleterre (mais la deuxième de manière générale), du coup il découvrait les spécificités du pays avec des yeux ébahis (souvent étonné) :

– la moquette partout dans la maison;
– la taille des maisons ici;
– la pression (ou plutôt le manque de pression) des douches anglaises.

#London #Londres w/ @ithinuel <<3 #VisitUK #VisitLondon

Une publication partagée par Adrienne Chauveau Zmiko (@mamzeldree) le

Ce que j’aurais aimé savoir avant ma première expatriation en Angleterre :

– que les références sont très importantes, et j’aurais encore mieux préparé mes documents, conservé des preuves de locations, les numéros de téléphone d’anciens propriétaires, … ;
– qu’il faut bien choisir sa banque en Angleterre, qu’il faut bien regarder, comparer, prendre mon temps pour comparer et ensuite choisir;
– j’aurais d’ailleurs ouvert un compte « savings », on reçoit les intérêts en début de mois, il y a plein de sorte de compte pour économiser d’ailleurs;
– que je n’allais y rester qu’un an, j’aurais bien mieux profité de cette ville, et de ces mois passés à Guildford.

Ce que j’aurais aimé savoir avant mon expatriation en Belgique :

– à peu près tout ce qui concerne le statut de freelance là-bas : je ne savais rien des possibilités et des limites du statut (plafond, déductions possibles ou non, ou encore la taxation), pour être franche c’est toujours autant confus aujourd’hui;
– que le pays est tout petit, qu’il y a beaucoup de monde, par conséquent il y a beaucoup de trafic sur les routes;
– qu’il faut faire attention lors de l’achat d’une voiture neuve, surtout concernant la commande des plaques d’immatriculation : en Belgique il en existe deux sortes, les plaques « à vie » et celles pour un temps limité. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sur ce sujet, mais c’est un élément qui nous aurait été très utile lors de l’importation de notre voiture en Angleterre ensuite;
– que la plupart des contrats qu’on prend sont à payer « de suite » pour l’année comme l’assurance voiture par exemple. Je n’y suis pas restée assez longtemps pour être sûre de ce point, je n’ai pas eu le temps de comparer, mais disons qu’on ne nous avait pas vraiment donné d’autre choix pour le paiement;
– que je n’y resterai qu’un année. J’en aurai profité pour crapahuté encore plus dans ce joli pays. Il y a plusieurs villes que je regrette de ne pas avoir vues et découvertes plus en détails comme Bruxelles par exemple. Cela ne m’empêchera pas d’y aller un jour, bien entendu;
– qu’il y a tellement de pollution lumineuse que l’on ne verrait jamais le ciel étoilé (ça a dû arriver 2 ou 3 fois, et encore, on ne voyait que les étoiles les plus brillantes).

J’ai vraiment aimé ces expatriations, ces nouveautés, ces différences de culture, cela fait partie du jeu, de l’expérience. Mais voici ce que j’aurais aimé savoir :

– que d’une manière ou d’une autre tout irait bien. J’aurais été moins stressée la première fois, j’aurais pu profiter différemment de ces premières découvertes.
– qu’une langue ça s’apprend aussi sur le tas : c’est marrant parce que j’ai eu plus de difficultés avec l’anglais lors de ma première expatriation que lors de la seconde en Belgique néerlandophone. Il n’y pas que les mots dans une langue, il y a aussi le contexte, la gestuelle, les regards, et le rire ! C’est fou comme on peut se faire comprendre en gesticulant, en riant et en piochant des mots dans d’autres langues;
– que j’allais plus me sentir « expatriée », « étrangère », « loin de mon pays natal » en Flandre qu’en Angleterre;
– que j’allais apprendre à rire de tout, mais surtout de moi.

Et si j’avais su tout cela, je serais partie plus tôt. Et probablement plus loin.

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8 commentaires

  1. Lucie

    J’aime beaucoup la dernière « – que j’allais apprendre à rire de tout, mais surtout de moi » :D

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  2. Ophélie G.

    Comme Lucie, j’aime beaucoup la dernière chose !
    En tout cas, si j’avais su qu’il serait IMPOSSIBLE de trouver un appart’ sans moquette, je serais restée en France. Na ! (#justkiddin)
    Par contre, j’ai toujours eu de la chance niveau pression de douche, que ce soit en Ecosse ou en Angleterre ! :D xx

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  3. Stephanie

    C’est marrant, ce sont les petites choses qui font toute la différence. Moi aussi à Liverpool ce sont des petites choses qui font que j’aurai aimé préparer un peu plus. Pour ma défense, je ne pensais pas rester si longtemps :D

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  4. Alice

    Même sentiment pour le fait de ne pas rester longtemps dans une ville (enfin de ne pas en avoir assez profité!)
    Je me suis vite ancrée dans la routine métro, boulot, dodo et du coup moins de visite et de découvertes!
    Je découvre ton blog grâce à ce rendez-vous #Histoiresexpatriées et je le trouve très chouette :)

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  5. Ferdy pain d'épice

    Au final l’expatriation est une excellente expérience. :) À chaque fois vous ne restez qu’un an ? Est-ce du au travail ? Allez vous rester plus longtemps ou envisagez-vous un autre pays ?
    Je te découvre grâce à ce rdv mensuel que j’apprécie particulièrement alors je te retrouve en mai :)

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  6. La Maudite Française

    « Et si j’avais su tout cela, je serais partie plus tôt. » haha j’aurai voulu écrire cette phrase. C’est tellement enrichissant comme expérience. Avoir su, moi aussi j’aurai sauté le pas plus tôt! Mais j’étais loin d’imaginer tout ce qui m’attendait…

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