Voici ma contribution au RDV #HistoiresExpatriées organisé par Lucie du blog L’occhio di Lucie. Il s’agit d’un rendez-vous mensuel, où les expat’blogueurs peuvent raconter une facette de leur vie d’expat’, sur un thème donné. Pour cette nouvelle édition, le thème a été choisi par A French In Mexico est « la vie professionnelle en Angleterre ».

La vie professionnelle en Angleterre

Il y a plusieurs types d’emplois en Angleterre, il y a les missions pour les freelancers, les emplois non qualifiés ainsi que les emplois qualifiés.

Comme vous le savez déjà si vous lisez mon blog, je travaille comme freelance depuis cinq ans. Cependant lors de ma première expatriation à Guildford dans le Surrey, j’ai eu l’occasion de travailler dans un shop qui vend des delicatessen appelé Caracoli. Et mon mari est employé dans une société ici à Cambridge. C’est au travers de ce que j’ai pu voir et découvrir via ces expériences que je vous rédige cet article.

Devenir freelance en Angleterre est très simple ici…

Il est très facile de devenir freelance en Angleterre, en quelques clics et hop, c’est fait. Gabrielle du blog L’allée du monde avait fait un très bon guide pour devenir freelance en Angleterre, je vous invite à le lire, donc je ne rentrerai pas en détail sur le processus.

… et très bien accuelli

Autant en France on peut trouver des sceptiques concernant le fait de travailler en freelance, ou même de faire du Work From Home, en Angleterre ce n’est pas du tout le cas. Dire qu’on travaille de chez soi, qu’on travaille sur des missions avec des clients divers est même plutôt bien vu, on vous considère comme un(e) entrepreuneur(e) et non pas comme quelqu’un qui a un « passe-temps » précaire.

Il est assez facile de trouver un emploi non qualifié en Angleterre, il y en a de toutes sortes : mais surtout dans la restauration. C’est ce que je faisais lorsque je travaillais pour Caracoli à Guildford. Je cherchais à rencontrer du monde, socialiser, et surtout à améliorer mon niveau d’anglais.
J’ai eu un entretien, puis un essai à effectuer durant un après-midi, puis j’ai dû signer un contrat. Chaque semaine nous recevions le planning pour la semaine d’après. Nous recevions nos paies appelées les « payroll » chaque fin de mois, j’étais payée au salaire minimum anglais. Avec possibilité d’évolution par la suite, en prenant plus de responsabilités dans le shop. Au bout de deux mois, mon anglais s’était bien amélioré, et mon boss m’a proposé de prendre plus de responsabilité, il voulait me former pour faire du « coffee art », et m’augmenter par la même. Cependant, je ne cherchais pas vraiment un job, mais plus une occupation, un moyen d’apprendre la langue. Cela devenait trop chronophage et je ne voulais pas plus m’investir aux dépends de mon activité de Social Media Manager en freelance, j’ai alors démissionné.
Cette expérience m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup de jobs de ce type, et qu’il était réellement possible de monter en compétences très rapidement.

Ces emplois sont assez sélectifs, puisqu’il s’agit d’emplois demandant des compétences précises, des diplômes universitaires, etc. Le processus de recrutement est bien plus compliqué et long que pour un emploi non-qualifié. Par exemple, pour mon mari, entre le moment où il a postulé et le moment où il a signé son contrat, cela a duré 3 mois et a nécessité 3 séances d’entretiens avec 8 personnes au total.

Ces emplois qualifiés arrivent avec des packages :
– le salaire de base (sachant que les impôts sont prélevés directement à la source);
– une assurance santé (parfois une assurance privée) pour l’employé, voire pour sa famille;
– une pension (donc une retraite, sachant que l’entreprise participe également);
– un relocation package, si vous habitez à l’étranger, la société peut s’occuper de votre déménagement.

Selon la taille de la société il peut également y avoir des réductions pour une assurance dentaire (privée), une assurance voyage, des scheme pour acheter / louer des vélos, une assurance vie, des jours de vacances supplémentaires, une cantine sur place… Cela dépend totalement de la société qui vous emploie.

Il y a également une culture du « Work From Home » en Angleterre qui est très intéressante, lorsque les postes le permettent bien entendu. Les entreprises acceptent facilement que les employés travaillent de chez eux, il peut arriver à tout le monde d’être « patrac », de pouvoir travailler mais ne pas être en état pour faire la route. Sans être mal au point d’avoir besoin d’un jour de congé maladie, mais plutôt pas assez bien pour venir au travail en personne. Ou simplement avoir besoin de rester chez soi car on attend une livraison spéciale, ou autres.

En gros, la vie professionnelle en Angleterre est très excitante et pleine d’opportunités. Même la vie associative y est très présente et très bien considérée.

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2 commentaires

  1. Hélène

    J’ai beaucoup aimé te lire: style clair et concis. Et j’ai surtout appris! Je n’avais aucune idée du « work from home » au Royaume-Uni, pas plus que du statut de freelance qui est mieux perçu qu’en France. Merci à toi!

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