J’ai toujours été très proche de ma famille, ce besoin d’être avec eux physiquement quoiqu’il se passe. Être là en cas de problème, mais aussi être là après le travail, être là pour les courses, pour les rendez-vous de tous types, être « là ». Cependant en grandissant j’avais besoin de partir, découvrir comment c’était ailleurs, et comment j’évoluais seule également. 

Au fil des années je suis partie de plus en plus loin, en France puis en Europe. Alors certes, je me suis arrêtée en Angleterre pour l’instant mais on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve.

Quoiqu’il en soit, j’ai dû apprendre à gérer ma relation avec ma famille, mais également avec les proches.

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Besoin de partager des moments importants, pas le quotidien

La différence entre partager des moments avec des personnes et partager le quotidien est très importante. On n’a pas toujours les mêmes envies, passions et les mêmes hobbys que sa famille, il me semble important de vivre des moments seule pour s’investir dans ces activités et y évoluer.

Puis ensuite partager les grands moments de joie (ou de peine) avec la famille, et créer des moments -certes plus courts- mais qui ont plus de sens.

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Partir pour mieux se retrouver.

Partir (pour mes études, puis le travail, puis par esprit d’ « aventure ») étaient des décisions difficiles, pleines d’incertitudes, d’angoisses aussi. Mais comme chaque changement peut l’être, ça fait peur, puis on s’y fait, et on n’a plus peur. A force de vivre des changements on s’habitue à ce frisson qui ne fait plus si peur. Parce que dans le changement il y a aussi la certitude (et le besoin) de partir pour voir autre chose, faire des rencontres, découvrir… une langue, un pays, une ville, une autre culture, un autre paysages, une autre manière de conduire, de vivre, d’acheter, de penser, de travailler. 

Partir pour partager 

Puis on revient, quelques jours, quelques semaines, quelques mois. On a des milliers de choses à montrer, à regarder ensemble, qu’on peut comparer, qu’on n’imagine pas, sur lesquelles on va débattre, dont on va s’inspirer ou qui nous ont tellement choqué qu’on ne reproduira jamais. C’est également pouvoir les accueillir dans notre nouvel endroit, leur montrer toutes ces choses dont on a parlé. Faire découvrir. Faire vivre.

Ces moments d’échanges sont du pur bonheur, ce sont ces retrouvailles, ces cadeaux qu’on offre, ces soirées interminables à discuter autour d’un bon repas. Ces plats préparés par maman qui nous ont fait rêver pendant des mois entiers et qu’on déguste avec bien plus de plaisir que quand on vivait là. Ce sont les fou rires impromptus avec le père ou le frère, ces balades dans les chemins, ces émissions de télévision regardées ensemble à rire et commenter.

Créer un nouveau sens à « Être là »

Être là est très différent quand on part. On ne peut pas facilement faire de câlin ou passer récupérer des courses, les déposer et repartir. Mais Être là, à distance, c’est jouer d’efficacité, aller à l’essentiel. 

Et si besoin… il  y a toujours des avions, un délai. « Je suis là » par écrit, par téléphone, mais il peut aussi redevenir « Je suis là » physiquement. Il y a juste un délai, quelques heures, quelques jours.

A mon sens, le plus dur dans l’expatriation c’est de ne pas être là au bon moment. C’est la maladie qui peut subvenir, c’est l’attente de grimper dans un avion et d’aller donner un coup de main. Le soutien se fait moralement, sur Skype, WhatsApp, toutes ces plateformes qui permettent de communiquer en vidéo, mais pas possible de se prendre dans les bras. 

Ces moments nécessitant de la chaleur réconfortantes sont les seules qui me rendent vraiment tristes. Heureusement ils ne sont pas si nombreux et je vois ceux qui comptent tant très souvent. D’autres vivant à l’étranger n’ont pas cette chance et ne peuvent voir leur famille qu’un mois chaque année, moi je les vois tous les deux mois grand max’, et si je veux aller les voir je peux le faire sans problèmes. J’emmène mon ordinateur, je prends l’avion, et hop.

Finalement ce sont les mêmes problématiques que lorsqu’on ne vit pas à proximité de la famille, il s’agit de distance principalement.

Et vous, comment gérez-vous la distance avec vos proches ? Que vous viviez dans une autre région de la France ou du monde ?

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3 commentaires

  1. Koalisa

    Ma belle-famille vit en Malaisie. On ne se voit qu’une fois par an dans le meilleur des cas, tous les 2 ans en général. A chaque fois c’est très dur de partir de là-bas car on sait que c’est pour longtemps !

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  2. La parenthèse psy

    Oui je crois que de ne pas être là au bon moment peut nous mettre en difficulté. Je sais que j’ai aussi tendance à m’éloigner des gens quand je ne les ai plus sous les yeux, pour me protéger peut-être de ce qu’ils vivent sans moi. Egocentrique vous avez dit ?!

    Après l’expatriation se vit aussi en terme de distance. En décalage horaire, temps de vol, etC… c’est différent je pense.

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  3. Elia

    Je suis particulièrement d’accord avec la fin de ton article. Habiter dans un autre pays ou à l’autre bout de la France, c’est finalement la même chose. À partir du moment où tu dépasses un certain rayon en terme de distance, ça te fait nécessairement manquer des moments. Tu ne peux pas vite passer juste pour papoter, arriver en trombe en cas de de nécessité… Mais je me rassure en me disant que si quelque chose de très important arrive, je peux toujours prendre un avion et venir. C’est sur ça va prendre quelques heures, mais ça reste possible :) C’est, à vrai dire, une des choses qui me fait le plus peur je dirais. Apprendre une terrible nouvelle et ne pas pouvoir être là rapidement. Mais bon, on ne peut vivre dans l’angoisse de ce qu’il pourrait se passer !

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