Il y a quelques jours, j’ai fêté un anniversaire professionnel, je suis freelance depuis 6 ans. Chaque année à cette période j’en profite pour prendre un peu de recul sur mon activité, de faire une sorte de bilan, ce qui était positif, négatif, enfin plutôt ce qui pourrait être amélioré. Je revois également les outils que j’utilise au quotidien (logiciels, matériel, outil pour m’organiser), je revois les abonnements, les prix, la concurrence, etc. C’est le moment de faire un point global sur l’avancée des projets également, de voir pour chaque client où j’en suis, est-ce que cela était bien devisé ou non.

C’est une période que j’aime beaucoup en réalité. Ça fait du bien de voir comment d’une année à l’autre ma petite entreprise a pu évoluer et moi avec. Par exemple, l’année passée j’étais un peu ennuyée avec un projet qui m’avait séduite sur le papier, mais la réalité était très différente. Les demandes du client variaient autant que la météo en Angleterre… Je ne savais pas du tout comment me sortir de là, je n’arrivais pas à dire au client que je souhaitais arrêter le projet. Un an après je suis ravie de la manière dont j’ai finalement géré cela, toute en simplicité : en discutant avec le client ! (Comme quoi parfois on se créé des problèmes bêtement).

En 6 ans de freelancing j’ai également pu découvrir les statuts existant en France, Belgique et Angleterre. Certes, c’est intéressant de les découvrir, mais vous imaginez qu’en terme de paperasse c’était plutôt la m*rde. 1 an et demi après avoir quitté la Belgique, je reçois encore des factures à payer, et des éléments à gérer… J’ai prévu de vous raconter tout ça dans un article dédié.

Je suis freelance depuis six ans, voici le bilan !

🔹 Lorsque j’ai débuté le freelancing il y a six ans ce n’était pas encore « à la mode », autour de moi on ne comprenait pas le fait que je n’aie pas de bureau, que je ne travaille pas dans une société, ou encore que je n’aie pas de CDI. On me demandait souvent si c’était viable financièrement, si j’arrivais à travailler seule, de chez moi sans passer ma journée à regarder la télé par exemple. Je redoutais la question « Et toi, que fais-tu dans la vie ?« , car je savais que j’allais passer du temps à me justifier car beaucoup de personnes ne comprenaient pas comment cela était possible en terme d’organisation. Mais en six ans, les mœurs ont changé et aujourd’hui je ne suis plus la seule à dire « je veux pouvoir travailler d’où je veux« , « je ne VEUX PAS passer mon temps dans les embouteillages« , « je peux faire cette réunion via Skype« , « je veux pouvoir arranger ma journée comme bon me semble« .
Aujourd’hui je n’ai plus les mains tremblantes lorsque je dis que je travaille en freelance !

🔹 Beaucoup croient qu’être freelance = être seul. Certes, je le suis dans ma maison, dans mon bureau, mais mon Skype est souvent pris d’assaut avec des messages de clients, ou d’autres freelances avec lesquels j’échange régulièrement. Le réseau de freelances est très important pour moi, et je suis à l’aise avec celui que j’ai tissé au fil des années. C’est très important pour moi d’être capable de rediriger des clients ou prospects vers des personnes qui pourront les aider à créer leur site web ou les illustrations dont ils ont besoin par exemple.
C’est se créer une équipe finalement. Et oui, on peut avoir cela autrement qu’en étant dans la même entreprise, dans le même bureau.

🔹 « Les cordonniers sont les plus mal chaussés« , hé bien je peux voir dire que les pros de la com’ aussi ! Mes sites professionnels ne sont pas à jour ! En arrivant (à nouveau) en Angleterre, j‘ai décidé de donner un nom à ma petite entreprise, je l’ai appelée « Alioth Communication », cependant mis à part avoir un logo vite fait réalisé, la comm’ n’est pas du tout travaillée, je n’ai même pas de site pro propre, ni de cartes de visite. Seul mon profil LinkedIn est à peu près à jour.
C’est un point sur lequel je prévois de travailler bientôt, je dois juste m’organiser pour le faire.

🔹 J’apprends à dire non, mais il m’arrive encore d’accepter des projets (principalement des missions one shot) pour de mauvaises raisons. Par exemple, je travaille avec une entreprise pour la quelle je fais de la relecture. Théoriquement je ne fais que ça, mais dans la réalité je fais de la réécriture, parfois carrément de la rédaction. Hors le temps passé sur les textes n’est pas du tout le même. Le client joue beaucoup sur la sympathie et l’urgence de la réalisation, les phrases du type « Oh allez ça prend cinq minutes » ou « Peux-tu y regarder rapidement ? » fusent, et l’urgence ne permet pas de négocier un tarif différent. Je ne dis pas grand chose tant que cela n’empiète pas sur mes autres contrats, mais je sais que je devrais faire quelque chose à ce sujet.

Globalement je suis heureuse ! Ce que j’aime c’est la liberté de pouvoir m’organiser comme je le souhaite au quotidien. C’est vraiment LE point qui m’a motivée à me lancer au départ. Finalement cela n’a pas grand chose à voir avec le statut lui-même, je pense que si je trouvais une entreprise qui est ouverte sur des horaires flexibles, un travail en remote, je pourrais m’y sentir bien également.

C’est amusant comme ces six années m’ont aidée à grandir, à évoluer, et à me faire réfléchir sur le travail de manière général, sur ce que je souhaite dans la vie et dans mon quotidien également.

C’est une belle aventure :]

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2 commentaires

  1. Audrey

    Coucou !
    Je t’envie cette liberté de travailler et t’organiser comme tu le souhaites. J’adorerai aussi pouvoir être mon propre patron mais je ne sais pas comment m’y prendre pour que cela soit viable. Je me dis qu’avec tous les freelance dispo partout il n’y a sans doute pas de place pour tout le monde…mis à part que tu aies de supers compétences hyper rares sur le marché. J’aurai trop peur de ne pas réussir à trouver des clients et aussi inversement que personne ne pense à moi pour telle ou telle mission.
    En tout cas 6 ans de freelance qui marche, c’est une super aventure ! Bravo à toi !
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

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  2. Elia

    Chouette bilan ! 6 ans, ça fait une sacré expérience dis donc. Je suis dans la même branche que toi et c’est rigolo parce que depuis mon expatriation, j’ai beaucoup de gens qui me demandent pourquoi je ne me lance pas en freelance. Comme quoi, ça s’est complètement démocratisé ! Mais je pense que le freelance ne correspond pas à tout le monde. Moi par exemple, j’ai besoin d’être dans un bureau entourée de mes collègues pour être bien. Enfin, j’imagine que ça peut aussi évoluer en fonction de la vie :)

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